Peinture

Véronique Ferrandis

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FerrandisÇa a toujours déjà commencé, ce bleu. C’est juste après le noir. Après le bruit de semelles que j’entends. Et ces dessous de terre et de boue que je vois comme grattés sur un paillasson de bout du monde. Là où personne ne va.

Et à travers ces traces abandonnées, le silence revient dans un balbutiement bleu de fleurs.

Assez de mots ! Plus de mots !
Derrière s’arrondit la véronique. Entre ses plis et le sable qui se soulève, s’engouffre le sang, la salive la terre et la lumière. Et c’est une musica callada* on devine.
À l’ombre, c’est sa tourne. Son repliement. Et en perce, ce bleu, dans son effacement, qui revient comme un ciel inapaisé. Là-haut. Dans les trouées. Bleu qui se strie. Fait bande. Referme ses angles.
Et qui déjà disparaît quand il s’incline. Plié au noir.

Et c’est cela que tu voulais. Disparaître ! Avec la pâte même du vent qui se lève. L’air qui revient. Et longe l’abrupt de nouvelles parois. L’escarpé d’anciennes falaises. Le jour en sa pointe. Avec au bout le bleu. Ce bleu après le noir.


*Littéralement cela se traduit par « une musique tue ». On n’entend rien. Fin silence . mais habité. Et c’est là toute la musique du toreo. Ce suspend. Cet entredeux.

Bleu, après noir - Poème d’Alain Freixe - 09 Sept. 2004
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